(Source : vimeo.com)
(Source : vimeo.com)
Retour sur “21 voix pour 2012”.
Le projet transmédia “21 voix pour 2012” achève avec la plateforme interactive “60 secondes pour un quinquennat”, sa phase de production et la promotion en photojournalisme termine son stage en entreprise. Il était temps de rassembler quelques photographies d’une année particulière, celle de ma dixième et dernière formation en photojournalisme. A mon arrivée, le stage durait 2 mois et demi. Aujourd’hui, enrichit notamment de modules vidéographie, POM et webdoc, il en fait 8.
Pour devenir photojournaliste, il n’existe pas de mode d’emploi. Le but de la formation n’est pas de théoriser la pratique d’un métier, il s’agit plutôt d’en donner des clés, de proposer des pistes. Il ne suffit pas au photojournaliste d’être curieux, de trouver des idées pertinentes, de choisir un angle original, il lui faut aussi réussir à affirmer son regard. Et ne pas hésiter à confronter son travail aux autres, à évoluer dans un milieu professionnel dont il est nécessaire de comprendre les attentes et les règles.
Les expériences des personnalités rencontrées durant la formation mettent en lumière différents modes de fonctionnement des photographes, mais aussi des médias, ainsi que les écueils à éviter, les questions à se poser.
Les interrogations ne manquent pas : comment donner du sens à ses idées et à sa production ? Dans quel récit multimédia s’inscrire : vidéographie, petites œuvres multimédias (POM) ou documentaire interactif ? Dans quelle structure le photographe peut-il s’intégrer aujourd’hui ? Doit-il suivre ses affinités personnelles ou se plier aux exigences de ses commanditaires ?
S’il veut s’épanouir, le photographe doit choisir la solution qui s’accommodera le mieux avec la démarche qu’il revendique. Le photojournaliste doit aussi gérer ses relations avec les rédactions : décrocher un rendez-vous, présenter un sujet pour optimiser les chances de le faire publier.
Cette formation apporte des pistes de réflexion pour prendre du recul. C’est un laboratoire d’idées, d’échanges et d’expériences qui permet de s’émanciper. De s’affranchir.
Rendez-vous en septembre 2013 avec deux rentrées - une en formation initiale (université de Perpignan) et une en continue (CFPJ Médias) - pour un #photojournalisme encore plus en phase notre époque et son marché.
De l’écriture à la lecture… Sonore.
Dans le cadre des six folios que j’ai réalisé pour le magazine du Jeu de Paume entre décembre 2011 et mars 2012, j’ai demandé à Samantha Rouault de choisir ou d’écrire un texte et de le lire à la manière d’un conte. En complément à mon article, centré sur le parcours de l’auteur et le contexte de la série, il s’agissait d’apporter un point de vue différent, pertinent et complémentaire aux photographies présentées.
Pour dynamiser et rythmer l’ensemble de la page et reprendre le principe d’une scène ouverte, j’ai eu l’idée d’une “lecture sonore” et ai demandé à Alice Guerlot-Kourouklis, membre du studio Hans Lucas, de composer une bande sonore originale. Dans ce dispositif, je tenais à ce que le photographe sois présent, rédige des phrases puis les lise ou les déclame. Alice, avec qui je collabore depuis le projet “Territoires de fictions”, mixait les deux voies en fonction des enregistrements réalisés dans son studio.
Au-delà d’une mise en contexte originale d’un folio, cette initiative a été appréciée par le magazine et lors de la série “La Palestine comment ?”, Adrien Chevrot s’est même prêté au jeu en lisant un texte. Toutes les deux semaines un rendez-vous s’est ainsi créé durant trois mois. Il a été bien suivi par des internautes qui restaient en moyenne cinq minutes sur les articles. Lors de la soirée du studio Hans Lucas à la SCAM, le photojournaliste Reza a été surpris et séduit par ces lectures. Enfin elles ont été un grand sujet de conversation lors de la restitution que nous avons organisé aux “trois frères” en mars dernier, avec l’équipe du magazine du Jeu de Paume.
Le morceau choisi n’a pas été sélectionné mais j’ai souhaité vous le faire découvrir. Il a été réalisé à l’occasion de la série intitulée : “NYC I LOVE IT BUT I DON’T LIKE IT” d’Adrian Crispin, photographe New-yorkais. Samantha a choisi de lire un extrait du livre d’Ernesto Sabato, “Le Tunnel”, en écho aux écrits d’Adrian Crispin.
Vous trouverez l’article ainsi que la version sélectionnée en cliquant ici.
Souhaitons que les lectures sonores rencontrent le même parcours que les Petites Oeuvres Multimédia. Et qu’un jour, nous puissions les écouter dans le musée du Jeu de Paume sous forme d’installation… Dansante.
Bonne écoute.
Présentation de l’équipe du dernier projet auquel je participe : “Métalbanger, l’art de la violence”. Il s’agit d’un documentaire transmédia et interactif conçu à la fois pour une plateforme web et pour une diffusion télévisée.
Le Metal, dérivé du Hard-Rock puis du Heavy-Metal est une musique cataloguée comme violente. C’est aussi un genre musical écouté dans le monde entier. De nombreux documentaires se sont déjà focalisés sur les fans mais plus rarement sur les musiciens. Aucun ne s’est penché sur les raisons qui poussent un artiste à exprimer ses émotions à travers ce genre musical au cœur de nombreuses polémiques et victimes de clichés et amalgames.
C’est Wilfrid Estève, qui a récemment quitté l’EMI-CFD, que nous retrouvons cette semaine, le nez dans ses projets actuels et la tête à ses initiatives futures, qui tiennent une place conséquente dans son emploi du temps…
L’excuse est cocasse et en dit long sur l’hyperactivité de l’homme des P.O.M : dans le très chouette bar des Pères Populaires, où prendre un café ne nécessite pas de sortir sa carte bleue, Wilfrid Estève me rejoint avec retard. Et pour cause : il devait en urgence ré-agencer son calendrier et harmoniser les dates de ses interventions dans trois écoles différentes et trois lieux différents… le même jour ! Une erreur d’inattention d’un des secrétariats d’école, et c’est toute l’architecture, « réglée comme du papier à musique », de son iCal (forcément) qui est chamboulée.
(Source : cinemadocumentaire.wordpress.com)
Wilfrid Estève : sa rentrée, ses projets…
Photojournaliste, spécialiste des nouveaux médias, enseignant, producteur, fondateur d’agences photo et d’un studio de création, la préoccupation de ce Carcassonnais hyperactif et multifacettes tourne autour de l’image et de son cœur : l’information.
Le photojournalisme en crise ? Wilfrid Estève ne supporte plus le rabâchage de cette antienne…
(Source : ladepeche.fr)
Wilfrid Estève l’image pour visa.
Viméo Awards 2012 : deux lauréats français.
“C’est une grande aventure qui commence, un sacré coup d’accélérateur. C’est l’Award qui confirme qu’il faut y aller”.
A 27 ans, Achille Coquerel et Thomas Kauffmann sont les lauréats de la catégorie “Expérimental” des Viméo Awards 2012. Réalisé avec deux appareils photos (un Canon et un Panasonic), leur court métrage intitulé “Prie Dieu” s’est démarqué des 2.500 réalisations reçues. Une année prolifique pour le festival, ses Awards ont totalisé 14.567 candidatures venues de 147 pays. “Durant la soirée de présentation du 7 juin, ce fut une explosion de joie ! On a vécu un rêve, c’était incroyable. Au-delà du prix, nous étions au coeur du festival et durant deux jours, nous avons fait de trés belles rencontres professionnelles. Sur Viméo nos productions sont passées de 40 vues par jour à 1.500. Lorsque l’on sait qu’aujourd’hui, les réalisateurs, les boîtes de production, de post-prod et les agences digitales choisissent aussi leur collaborateur dessus, c’est stimulant !”
Découvrez la suite de l’article dans “La lettre de la photographie”.
Alors que Francine Lévy vient d’annoncer le déménagement officiel de l’ENS Louis-Lumière à la Cité du Cinéma, à Saint-Denis, sa réélection au poste de directrice pour un mandat de cinq ans, l’ouverture d’une classe «égalité des chances» en partenariat avec la fondation éponyme et la création d’une nouvelle filière (?), les étudiants de la Promotion Photographie 2012 présentent, les 14 et 15 juin sur le site de Noisy-le-Grand, une originale exposition collective de fin d’études.
“Louis-Lumière s’expose et déménage”
Dans le cadre de l’unité d’enseignement “POM, vidéographie et webdocumentaire” du master pro Cultures et Métiers du Web de l’université Paris-Est Marne-la-Vallée, Virginie Terrasse et moi-même avons proposé la réalisation d’une plateforme interactive documentaire. En termes d’enseignement, l’enjeu était de placer les étudiants au coeur des réalités professionnelles et de les éveiller aux nouveaux supports de l’information et de la communication. Habituellement, nous intervenons en formation continue, sur des journalistes ou de photographes qui souhaitent se spécialiser. Cette section d’étudiants n’en comportait aucun, les compétences transversales du groupe nous ont permis de superviser le développement d’une réalisation atypique de type webdocumentaire.
Webdocu.fr : “La formation au webdocumentaire, une mise en pratique concrète des métiers du web”
Petite Oeuvre Multimédia “Marketing politique”, avril 2007.
Dans le combat d’image qu’est une élection, un concept expérimenté et poussé à son extrême aux Etats-Unis, le « marketing politique » s’impose en France avec l’actuelle campagne présidentielle. Nicolas Sarkhozy envoie à trois cent mille personnes le premier emailing politique de l’histoire et le Front national ouvre sa permanence au coeur de Second Life, jeu interplanétaire qui réunit deux millions d’internaute.
Si on affirmait jusqu’à présent que le débat d’idées constitue le cœur d’une élection et que la forme, ne devait pas prendre le pas sur le fond, qu’en est-il aujourd’hui ? Faux suspence, mises en scène, jeux de mots… Des sondages et des consultants qui se multiplient, des couvertures people de magazines qui se succèdent… Le débat public laisse désormais la place au show médiatique. Au cœur de ce processus, l’image. Lors des meetings, les photographes se retrouvent encadrés dans des « périmètres de sécurité » desquels leurs clichés seront forcément plus lisses et flatteurs. Sous le contrôle des directeurs de communication ou assujettie à la censure des attachés de presse, l’image des personnalités publiques est en voie de privatisation.
C’est dans cette optique que j’ai proposé à une vingtaine de personnalités de se prêter au jeu de l’autoportrait et de pousser à son maximum ce processus. Une règle simple : s’emparer de son image à travers une carte blanche. Le politique devient acteur de son portrait et le photographe spectateur de la scène. Ma participation était élémentaire, apporter la poire et laisser le naturel revenir au galop.
A la question, l’image fait-elle le candidat, le président, le politique ? Delphine Batho, Julien Dray, Roland Castro Jacques Lang, Jean-Marie Le Pen, Noël Mamère, Arnaud Montebourg et Dominique Voynet ont répondu spontanément. Et après dix mois de discussions et de rencontres avec des communicants, j’attends toujours un rendez-vous - d’un quart d’heure - avec Olivier Besancenot, José Bové, Malik Boutic (rendez-vous annulé le jour de la prise de vues), Marie-Georges Buffet, Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy et Philippe De Villiers (rendez-vous reporté deux fois).